Textes bibliques
Ps 22 : 2-22
2Dieu, sauve-moi, j’ai de l’eau jusqu’au cou !
3J’enfonce tout au fond de la boue,
sans trouver un sol ferme sous mes pieds.
Me voilà dans l’eau profonde, emporté par le courant.
4Je n’en peux plus d’appeler au secours,
j’en ai la gorge brûlante.
Mon regard se fatigue à t’attendre, mon Dieu.
5Ceux qui me haïssent sans raison
sont plus nombreux que les cheveux sur ma tête.
À tort ils me traitent en ennemi,
ils ont le pouvoir de me détruire.
Ce que je n’ai pas pris, voilà que je devrais le rendre !
6Mais toi, Dieu, tu sais comme j’ai été stupide,
mes fautes ne t’échappent pas.
7Seigneur, Dieu de l’univers, je ne voudrais pas
faire honte à ceux qui comptent sur toi.
Dieu d’Israël, ne laisse pas ceux qui te cherchent
dans l’humiliation à cause de moi.
8Car c’est pour toi que je subis des insultes,
que je rougis d’humiliation :
9je suis devenu un étranger pour mes frères,
un inconnu pour ma famille.
10La passion que j’ai pour ta maison me consume.
Les insultes qui te sont destinées retombent sur moi.
11J’ai pleuré, j’ai jeûné,
cela me vaut encore des insultes.
12Quand je porte un vêtement de deuil,
on fait de moi un thème de chansons.
13Je suis le sujet des conversations sur la place publique,
et des refrains que chantent les ivrognes.
14Mais moi, je t’adresse ma prière ;
Seigneur, c’est le moment d’être favorable.
Mon Dieu, ta bonté est grande,
tu me sauveras sûrement, réponds-moi !
15Arrache-moi à l’enlisement dans la boue ;
oui, arrache-moi aux eaux profondes,
à ceux qui me haïssent.
16Ne me laisse pas être emporté par le courant,
ni englouti dans le gouffre ;
ne permets pas que la tombe se referme sur moi.
17Réponds-moi, Seigneur ; c’est ta bonté qu’il me faut.
Dans ta grande tendresse, tourne-toi vers moi.
18Ne te détourne plus de moi, ton serviteur.
Je suis dans la détresse, réponds-moi sans tarder !
19Approche-toi de moi pour me libérer ;
à cause de mes ennemis, délivre-moi !
20Tu sais comme on m’insulte,
tu connais ma honte et mon humiliation ;
tu vois devant moi tous mes adversaires.
21L’insulte m’a brisé le cœur, je ne m’en remettrai pas.
J’espère un signe de sympathie, mais rien ne vient.
Je cherche quelqu’un qui me console, mais je ne trouve personne.
22Dans ma nourriture ils ont mis du poison,
et quand j’ai soif ils m’offrent du vinaigre.
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Jean 18 : 19-40
Le grand-prêtre interroge Jésus
19Le grand-prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur l’enseignement qu’il donnait. 20Jésus lui répondit : « J’ai parlé ouvertement au monde ; j’ai toujours enseigné dans les synagogues et dans le temple, où tous les Juifs se rassemblent ; je n’ai rien dit en cachette. 21Pourquoi m’interroges-tu ? Demande à ceux qui m’ont entendu ce que je leur ai dit : eux savent ce que j’ai dit. » 22À ces mots, un des gardes qui se trouvaient là donna une gifle à Jésus en disant : « Est-ce ainsi que tu réponds au grand-prêtre ? » 23Jésus répliqua : « Si j’ai dit quelque chose de mal, montre-nous en quoi ; mais si ce que j’ai dit est juste, pourquoi me frappes-tu ? » 24Hanne l’envoya, toujours ligoté, à Caïphe le grand-prêtre.
Pierre renie de nouveau Jésus
25Pendant ce temps, Simon Pierre était là, en train de se réchauffer. On s’adressa à lui : « N’es-tu pas, toi aussi, un de ses disciples ? » Mais Pierre le nia en disant : « Non, je ne le suis pas. » 26L’un des serviteurs du grand-prêtre, qui était de la famille de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, lui dit : « Est-ce que je ne t’ai pas vu avec lui dans le jardin ? » 27Mais Pierre le nia de nouveau. Aussitôt, un coq chanta.
Jésus comparaît devant Pilate
28Puis on emmène Jésus de chez Caïphe au palais du gouverneur romain. C’était tôt le matin. Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le palais afin de ne pas se rendre impurs et de pouvoir manger le repas de la Pâque. 29C’est pourquoi le gouverneur Pilate vint les trouver au dehors. Il leur demanda : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » 30Ils lui répondirent : « S’il ne faisait pas de mal, nous ne serions pas venus te le livrer. » 31Pilate reprit : « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le selon votre loi. » – « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort », répliquèrent-ils.
32C’était afin que s’accomplisse la parole que Jésus avait prononcée pour indiquer par quelle mort il allait mourir. 33Pilate rentra dans le palais ; il fit venir Jésus et lui posa cette question : « Est-ce toi le roi des Juifs ? » 34Jésus répondit : « Dis-tu cela parce que tu y as pensé toi-même ou parce que d’autres te l’ont dit de moi ? » 35Pilate reprit : « Est-ce que je suis Juif, moi ? Ceux de ton peuple et les grands-prêtres t’ont livré à moi ; qu’as-tu donc fait ? » 36Jésus répondit : « Mon règne n’appartient pas à ce monde ; si mon règne appartenait à ce monde, mes serviteurs combattraient pour que je ne sois pas livré aux autorités juives. Mais non, mon règne n’est pas d’ici. » 37Pilate lui dit alors : « Donc, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi qui dis que je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ce que je dis. » 38Pilate répliqua : « Qu’est-ce que la vérité ? »
Jésus est condamné à mort
Après ces mots, Pilate alla de nouveau trouver les Juifs à l’extérieur. Il leur dit : « Je ne trouve aucune raison de condamner cet homme. 39Mais vous avez une coutume : que je vous relâche un prisonnier à la fête de la Pâque. Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? » 40Ils crièrent : « Non, pas lui ! C’est Barabbas que nous voulons ! » Or, ce Barabbas était un brigand.
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Jean 19 : 1-30
1Alors Pilate ordonna d’emmener Jésus et de le frapper à coups de fouet. 2Les soldats posèrent sur sa tête une couronne tressée avec des branches épineuses ; ils le revêtirent aussi d’un manteau de pourpre. 3Ils s’approchaient de lui et lui disaient : « Salut, roi des Juifs ! » Et ils lui donnaient des gifles.
4Pilate sortit une nouvelle fois et dit aux personnes qui étaient à l’extérieur : « Eh bien, je vais vous l’amener ici, dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve aucune raison de le condamner. » 5Jésus sortit donc ; il portait la couronne d’épines et le manteau rouge. Et Pilate leur dit : « Voici l’homme ! » 6Mais lorsque les grands-prêtres et les gardes le virent, ils crièrent : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » Pilate reprit : « Prenez-le et crucifiez-le vous-mêmes, car je ne trouve personnellement aucune raison de le condamner. » 7Les Juifs répliquèrent : « Nous avons une Loi, et selon cette Loi, il doit mourir, car il a prétendu être le Fils de Dieu. » 8Quand Pilate entendit ces mots, il eut encore plus peur. 9Il rentra dans le palais et demanda à Jésus : « D’où es-tu ? » Mais Jésus ne lui donna pas de réponse. 10Pilate lui dit alors : « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai autorité pour te relâcher et aussi autorité pour te faire crucifier ? » 11Jésus lui répondit : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi s’il ne t’avait pas été donné par Dieu. C’est pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un plus grand péché que toi. »
12Dès ce moment, Pilate cherchait un moyen de relâcher Jésus. Mais les Juifs se mirent à crier : « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur ! Quiconque se prétend roi est un opposant de l’empereur ! » 13Quand Pilate entendit ces mots, il amena Jésus dehors et le fit s’asseoir sur le siège du juge à l’endroit appelé “place pavée”, qu’on nomme Gabbatha en hébreu. 14C’était le jour qui précédait la fête de la Pâque, vers midi. Pilate dit aux Juifs : « Voilà votre roi ! » 15Mais ils se mirent à crier : « À mort ! À mort ! Crucifie-le ! » Pilate leur demanda : « Faut-il que je crucifie votre roi ? » Les grands-prêtres répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » 16Dès lors Pilate leur livra Jésus, pour qu’on le crucifie.
Jésus est crucifié
Ils emmenèrent donc Jésus. 17Celui-ci dut porter lui-même sa croix pour sortir de la ville et aller à un endroit appelé “le lieu du crâne”, qu’on nomme Golgotha en hébreu. 18C’est là qu’ils crucifièrent Jésus et deux autres avec lui, un de chaque côté de Jésus, qui se trouvait ainsi au milieu. 19Pilate écrivit un écriteau qu’il fit mettre sur la croix ; on y lisait : « Jésus de Nazareth, le roi des Juifs. » 20Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, car l’endroit où l’on avait mis Jésus en croix était près de la ville et l’inscription était en hébreu, en latin et en grec. 21Les grands-prêtres juifs dirent à Pilate : « N’écris pas “le roi des Juifs” mais plutôt : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.” » 22Pilate répliqua : « Ce que j’ai écrit reste écrit. »
23Quand les soldats eurent mis Jésus en croix, ils prirent ses vêtements et les divisèrent en quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, tissée en une seule pièce du haut en bas. 24Les soldats se dirent les uns aux autres : « Ne déchirons pas cette tunique, mais tirons au sort pour savoir à qui elle appartiendra. » C’était pour que s’accomplisse ce que dit l’Écriture :
« Ils se sont partagé mes habits et ils ont tiré au sort mon vêtement. »
Voilà ce que firent les soldats.
25Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, la sœur de sa mère, Marie la femme de Clopas et Marie de Magdala. 26Quand Jésus vit sa mère et, auprès d’elle, le disciple qu’il aimait, il dit à sa mère : « Voici ton fils. » 27Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
La mort de Jésus
28Après cela, Jésus savait que maintenant, tout était achevé, et pour que l’Écriture soit accomplie, il dit : « J’ai soif. » 29Il y avait là un vase plein de vin aigre. Les soldats trempèrent une éponge dans du vin aigre, la fixèrent à une branche d’hysope et l’approchèrent de la bouche de Jésus. 30Jésus prit le vin aigre, puis il dit : « Tout est achevé ! » Il baissa la tête et rendit l’esprit.